Depuis 2009 et l'introduction de ce nouveau statut en France, le nombre de nouvelles entreprises à certes explosé, grignotant des parts de la création d'entreprises classiques telles que les Sàrl. Cependant, outre le fait que le phénomène de création d'entreprise s'essouffle depuis la fin de l'année 2010, tendance perceptible dans notre bilan auto-entrepreneur mi-2010, celles-ci entraînent rarement la création d'emplois supplémentaires.

Aujourd'hui, une étude publiée par l'Institut de Statistique note que ce statut compte pour 50% des nouvelles entreprises françaises, même si ce chiffre est forcément biaisé par le nombre toujours important de nouveaux auto-entrepreneurs qui ne poursuivront pas leurs activités au-delà d'une année. Ce que révèle cette étude en terme de création d'emplois est paradoxale: si d'un côté ce nouveau statut était une sorte d'appel à l'entrepreneuriat, le nombre de salariés liés à ce type de structure est très bas. En clair, près de 95% des auto-entrepreneurs se limitent à une seule personne. Pourtant, ce chiffre n'est pas très éloigné lors de la création d'entreprises classiques, qui se font en grande majorité sans engager d'employé ou de salarié.

Bref, cette philosophie qui consiste à stimuler la création d'entreprise risque de ne pas avoir de retombées très importantes en termes d'emploi, c'est pourquoi d'autres mesures restent à mon avis indispensables pour à la fois développer l'employabilité des personnes et les capacités des entreprises à accueillir des salariés.